Je parle beaucoup du séga dans ces pages, mais ça n’est pas la seule musique produite à Maurice.
Voici donc une découverte des chansons hindous typique en Bhojpuri.
Chanson séga mauricien de la semaine : Bhojpuri Boys – Baigun Bagee
06.23
Restaurant : Le Sunset Garden
06.17
Les bons restaurants sont rares à Maurice.
Par » bon restaurant » j’entend où on mange bien et où le service est agréable.
Quand on en trouve un, il faut le communiquer !
C’est une des discussions favorites quand on habite sur l’ile.
Quel vendeur de Dholl Purri est meilleurs que les autres, quel restaurant à le meilleur rapport qualité prix…
Dans ces discussions, personnellement j’ai mon chouchou.
Je suis très fan du Sunset Garden à Flic en Flac.
Ce petit restaurant en plein air se trouve au premier angle sur la rue principale, mais il est tout de même très calme.
C’est un des seuls endroits où vous pourrez manger un bon steak avec du goût…
Pour ceux qui sont en vacances, rassurez-vous, si le choix n’est pas énorme il y a tout de même des plats créoles et chinois pour vous régaler.
Vous pourrez donc savourer ces bons plats dans un jardin zen, où le bar central est traversé par un arbre centenaire.
Mais le plus agréable, c’est la qualité de service.
Toutes ces petites attentions, qu’on pensait devoir oublier en vivant si loin de grands restaurants parisiens.
Tout ces petits gestes quasi parfaits qui rendent la soirée plus agréable.
Les serveurs sont classes, efficaces et pas obséquieux.
Les prix sont très raisonnables vu la qualité du restaurant, environ 400 roupies pour le tournedos, on s’en sort en général pour rps 450 par personne avec les boissons.
Et le plus, concert live tous les vendredis.
Vous l’aurez compris, je vous recommande chaudement le « Sunset Garden » à Flic en Flac.
Ne vous inquiétez pas, leur site internet ne leur rend pas honneur.
Chanson séga mauricien de la semaine : Bhai Bhola – Sylvio Louise
06.09
Un énorme carton cette semaine :
Le blason de l’île Maurice
06.06
Dans un article précédent, j’ai utilisé le blason de l’île Maurice, mais je me suis aperçu que je ne l’ai pas expliqué.
Un peu de culture théorique. Ca ne fait pas de mal…
Le blason de l’île Maurice est assez étonnant pour quelqu’un qui n’est pas habitué à la culture locale.
On y trouve un dodo et un cerf… Non mais sérieusement…
En fait, c’est révélateur de l’importance de ces animaux ici.
Le dodo est le symbole de la destruction des hommes, du passé de l’île. Cette bête curieuse et ridicule à réellement une importance capitale ici.
Le cerf c’est l’inverse. Après avoir mangé toutes les espèces animales locales, dont le dodo et les tortues, les hollandais ont importé des cerfs pour servir de réserve alimentaire aux bateaux en partance pour les indes. C’est le symbole de la vie qui reprend ses droits. Les cerfs sont encore très nombreux sur l’île, et manger du cerf coûte moins cher que de manger du bœuf.
Les armoiries en elles-mêmes sont intéressantes. Trouver un bateau est logique pour un ancien comptoir, et une petite île.
Les palmiers représentent la nature verdoyante (elle l’était encore en 1906 quand le blason à été officialisé).
Les clefs viennent du surnom de l’île : « La clef de l’Océan Indien ». Renforcer cette place est toujours un but important pour le gouvernement.
De même, l’étoile au dessus du morne représente « l’étoile de l’Océan Indien ».
La devise : Stella Clavisque Maris Indici signifie « L’étoile et la clef de l’océan Indien »
Voila pour la culture G ;)
Chanson séga mauricien de la semaine : Calouni – Sega Bhojpuri
06.01
Un séga plus récent !
Enne séga malbar ? Pour une fois !
Pour ceux qui ne le savent pas, le Bhojpuri est une des (nombreuses) langues indienne (en faite une variante de l’hindi parlée essentiellement au Bihar) et l’une des plus parlées ici.
L’eau courante, problème majeur de l’île Maurice
05.30
Avant toute critique, je tiens à préciser que le système d’eau à Maurice est l’un des plus performants de la région et que l’eau du robinet y est quasi potable même pour les européens fragiles.
Mais le Problème est là.
Qu’il vienne de l’augmentation de la population ou du nombre de constructions ou du changement du climat, depuis quelques années les problèmes d’alimentation en eau se font de plus en plus gênants.
Il est devenu réellement problématique cette année avec un été particulièrement sec.
Pendant tout l’été l’eau n’était ouverte que deux à trois heures par jour, le plus souvent de 3h à 5 h du matin. (Mais ça a beaucoup varié suivant les communes de l’île)
De quoi remplir les citernes des quelques heureux qui en possèdent, pour les autres…
Le problème de sécheresse est gênant, pour cuisiner ou pour l’hygiène des plus petits il peut même devenir très problématique.
Mais tant qu’il est causé par le temps il n’y a pas grand chose à faire qu’attendre et subir.
Mais la politique de restriction à porté ses fruits et les premières pluies ont rempli les réservoirs.
Problème, à peine les vannes ouvertes, les réservoirs se sont trouvés aussi vide qu’avant.
Donc concrètement nous ne sommes alimentés en eau que deux heures par jour depuis novembre dernier.
Si vous cherchez une maison où loger, vérifiez qu’il y ait un réservoir, c’est assez important pour la vie quotidienne.
Ce problème, qui fait couler beaucoup d’encre depuis des mois à Maurice, est assez symbolique de l’état actuel des infrastructures mauriciennes.
Bien sûr les comportements individuels sont à remettre en cause et vous verrez en passant de nombreux gâchis d’eau un peu partout.
Les grandes avancées qui ont été mises en place depuis les années 50 datent aujourd’hui et faute d’entretien se détériorent énormément.
En fait, les chiffres officiels parlent de 47% de pertes sèches sur les réseaux. En gros, pour un litre arrivé au robinet, un litre d’eau part dans la nature.
Pourtant des comités existent, les investissements sont là (au moins en théorie). Alors pourquoi, au lieu de diminuer, cette perte sèche ne cesse d’augmenter…
Il en va de même pour à peu près toutes les infrastructures publiques.
Les routes ne sont jamais nettoyées, les travaux un peu partout les détruisent et les entreprises les remettent rarement état.
Et que dire du formidable réseau d’évacuation des eaux pluviales, très impressionnant à voir pourtant.
Quand la pluie est enfin arrivée, au plaisir de voir les réservoirs se remplir un peu à succédé les inondations un peu partout.
Les caniveaux bouchés par les déchets, mais surtout par les travaux. (A coté de chez moi, il y a même environ 5 mètres qui ont étés entièrement remplis… au ciment… forcément ça coule beaucoup moins bien) Et les cantonnières qui passent pourtant souvent pour enlever les petits détritus ne peuvent rien contre un tas de pierre.
Une fois n’est pas coutume, cet article est très critique, il a au moins le mérite de donner une idée de l’évolution générale de l’île.
Espérons que le gouvernement se reprenne sur ces points avec l’énergie dont il sait faire preuve pour d’autres dossiers.
En attendant, remplissez vos bassines quand vous le pouvez.
A lire également : Point sur les problème d’eau potable à l’ile Maurice



