‘Vie quotidienne’

Restaurant : Le Sunset Garden


2011
06.17
Bar du Sunset Garden Flic en Flac

Bar du Sunset Garden Flic en Flac

Les bons restaurants sont rares à Maurice.
Par » bon restaurant  » j’entend où on mange bien et où le service est agréable.

Quand on en trouve un, il faut le communiquer !
C’est une des discussions favorites quand on habite sur l’ile.
Quel vendeur de Dholl Purri est meilleurs que les autres, quel restaurant à le meilleur rapport qualité prix…

Dans ces discussions, personnellement j’ai mon chouchou.

Je suis très fan du Sunset Garden à Flic en Flac.
Ce petit restaurant en plein air se trouve au premier angle sur la rue principale, mais il est tout de même très calme.

C’est un des seuls endroits où vous pourrez manger un bon steak avec du goût…
Pour ceux qui sont en vacances, rassurez-vous, si le choix n’est pas énorme il y a tout de même des plats créoles et chinois pour vous régaler.

Vous pourrez donc savourer ces bons plats dans un jardin zen, où le bar central est traversé par un arbre centenaire.

Mais le plus agréable, c’est la qualité de service.
Toutes ces petites attentions, qu’on pensait devoir oublier en vivant si loin de grands restaurants parisiens.
Tout ces petits gestes quasi parfaits qui rendent la soirée plus agréable.
Les serveurs sont classes, efficaces et pas obséquieux.

Les prix sont très raisonnables vu la qualité du restaurant, environ 400 roupies pour le tournedos, on s’en sort en général pour rps 450  par personne avec les boissons.

 

Scene de concert du Sunset Garden

Scene de concert du Sunset Garden

Et le plus, concert live tous les vendredis.

Vous l’aurez compris,  je vous recommande chaudement le « Sunset Garden » à Flic en Flac.
Ne vous inquiétez pas, leur site internet ne leur rend pas honneur.

L’eau courante, problème majeur de l’île Maurice


2011
05.30
Problème d'eau à l'ile maurice

Problème d'eau à l'ile maurice

Avant toute critique, je tiens à préciser que le système d’eau à Maurice est l’un des plus performants de la région et que l’eau du robinet y est quasi potable même pour les européens fragiles.

Mais le Problème est là.
Qu’il vienne de l’augmentation de la population ou du nombre de constructions ou du changement du climat, depuis quelques années les problèmes d’alimentation en eau se font de plus en plus gênants.

Il est devenu réellement problématique cette année avec un été particulièrement sec.
Pendant tout l’été l’eau n’était ouverte que deux à trois heures par jour, le plus souvent de 3h à 5 h  du matin. (Mais ça a beaucoup varié suivant les communes de l’île)
De quoi remplir les citernes des quelques heureux qui en possèdent, pour les autres…

Le problème de sécheresse est gênant, pour cuisiner ou pour l’hygiène des plus petits il peut même devenir très problématique.
Mais tant qu’il est causé par le temps il n’y a pas grand chose à faire qu’attendre et subir.

Mais la politique de restriction à porté ses fruits et les premières pluies  ont rempli les réservoirs.
Problème, à peine les vannes ouvertes, les réservoirs se sont trouvés aussi vide qu’avant.

Donc concrètement nous ne sommes alimentés en eau que deux heures par jour depuis novembre dernier.
Si vous cherchez une maison où loger, vérifiez qu’il y ait un réservoir, c’est assez important pour la vie quotidienne.

Ce problème, qui fait couler beaucoup d’encre depuis des mois à Maurice, est assez symbolique de l’état actuel des infrastructures mauriciennes.
Bien sûr les comportements individuels sont à remettre en cause et vous verrez en passant de nombreux gâchis d’eau un peu partout.
Les grandes avancées qui ont été mises en place depuis les années 50 datent aujourd’hui et faute d’entretien se détériorent énormément.

En fait, les chiffres officiels parlent de 47% de pertes sèches sur les réseaux. En gros, pour un litre arrivé au robinet, un litre d’eau part dans la nature.
Pourtant des comités existent,  les investissements sont là (au moins en théorie). Alors pourquoi, au lieu de diminuer, cette perte sèche ne cesse d’augmenter…

Il en va de même pour à peu près toutes les infrastructures publiques.
Les routes ne sont jamais nettoyées, les travaux un peu partout les détruisent et les entreprises les remettent rarement état.

Et que dire du formidable réseau d’évacuation des eaux pluviales, très impressionnant à voir pourtant.
Quand la pluie est enfin arrivée, au plaisir de voir les réservoirs se remplir un peu à succédé les inondations un peu partout.
Les caniveaux bouchés par les déchets, mais surtout par les travaux. (A coté de chez moi, il y a même environ 5 mètres qui ont étés entièrement remplis… au ciment… forcément ça coule beaucoup moins bien) Et les cantonnières qui passent pourtant souvent pour enlever les petits détritus ne peuvent rien contre un tas de pierre.

Une fois n’est pas coutume, cet article est très critique, il a au moins le mérite de donner une idée de l’évolution générale de l’île.
Espérons  que le gouvernement se reprenne sur ces points avec l’énergie dont il sait faire preuve pour d’autres dossiers.

En attendant, remplissez vos bassines quand vous le pouvez.

A lire également : Point sur les problème d’eau potable à l’ile Maurice

PILS, Prévention, information et lutte contre le sida


2011
05.16
Pils, association de lutte contre le sida à l'ile Maurice

Pils, association de lutte contre le sida à l'ile Maurice

En arrivant, vous éprouverez surement le besoin de vous rendre utile.

Je présente ici Pils parce que se battre contre le SIDA à Maurice est très difficile.
La sexualité est tabou, et pour beaucoup le SIDA est une punition du diable contre  de mauvais comportements.

Devant autant de bêtises on comprend que le travaille pour combattre cette maladie soit une gageure.

Pils est une association sérieuse, fondée en 1996 (voir l’historique de Pils) , appuyée par AIDS international et qui se bat tout les jours pour informer, soigner et accompagner partout sur l’île.

Vous pouvez proposer votre aide, ou envoyer des dons  :
Rue Pandit J.Nehru
Port-Louis, Ile Maurice.

Téléphone : 210 70 75 / 210 70 47
Courriel : info@pils.mu

pour en savoir plus : Soutient à l’association Pils

Prendre le bus à l’Île Maurice


2011
05.10
Bus typiquement Mauricien

Bus typiquement Mauricien

Un des principaux problèmes de l’île pour devenir un pays véritablement moderne, c’est la faiblesse de ses transports en commun.
Entièrement composé de bus hors d’âge, avec des embouteillages importants, se déplacer en bus fait donc perdre beaucoup de temps.

Comment prendre le bus à Maurice ?

Depuis quelques années, la plupart des arrêts de bus sont marqués, soit par une varangue qui protège du soleil et de la pluie, soit par un panneau.
Vous n’aurez donc pas trop de mal à les retrouver.

Le plus difficile c’est de savoir où aller.
Pas de carte avec les itinéraires, ni d’horaires.
La destination finale du bus est marquée (en petit ce n’est pas terrible pour les myopes) à l’avant et à l’arrière du bus.
Avec un peu d’habitude vous connaîtrez les itinéraires.
En attendant, demandez au contrôleur s’il passe par l’endroit ou vous voulez aller. Bien sûr, vous devrez souvent changer trois ou quatre fois de bus pour arriver à votre destination.

destination bus mauricien

La destination est écrite en haut, sisi regardez bien

Ne vous attendez pas à trouver des horaires… En gros, les bus ont leurs habitudes donc ils passent plus ou moins à la même heure tous les jours.
Plus ou moins ça peux vouloir dire à 1/2 heure près….

Attention le soir ! La plupart des bus arrêtent de circuler autour de 18h. Pensez-y, sinon vous serez bien bloqué.
Si vous avez un changement, pensez que le second bus, lui aussi, finit certainement à 18h. Donc prenez vos précautions.

Combien coûte un trajet de bus à Maurice ?

Bien sur, le coût dépend des distances, mais aussi de la compagnie de bus et parfois aussi de votre tête…
En moyenne, si vous faite 45min de bus pour aller au travail (un temps tout à fait normal), vous payerez environ rs 40.
Donc pas loin d’un euro aller et un euro retour. C’est extrêmement cher, compte tenu du niveau de vie local.

Mais attention…  plus la distance est courte, plus le kilomètre est cher…  Pour faire 2km vous paierez autour de rs 20 (0.5 euros) pour en faire 30 vous paierez environ 40 roupies (si vous ne changez pas de bus au milieu, sinon l’addition monte vite.)

Quels bus choisir à Maurice ?

Interieur d'un bus mauricien

Magnifique photo de l'interieur d'un bus mauricien

Si vous pouvez, préférez toujours prendre les bus des grandes compagnies (RHT, NTC…).
Ils sont mieux entretenus, donc vous risquez moins de rester sur le bord de la route au milieu du trajet, plus réguliers et les chauffeurs sont contrôlés donc ils font plus attention à leur manière de conduire

Malheureusement, en dehors des axes les plus fréquentés, vous devrez souvent passer par des bus privés.
Là il faut s’attendre à tout. Certains bus sont mieux que les bus des grandes compagnies, les chauffeurs et les contrôleurs sont aimables et roulent bien.

Pour d’autres, c’est l’inverse. Ca peut parfois être comique et parfois très dangereux.
Les chauffeurs oublient souvent que le bus est rempli et ils n’hésitent pas à aller manger un rôti ou à déposer les courses à leur femme quand ils passent près de chez eux.
Pénible, quand on doit aller travailler à l’heure, mais pas bien méchant.

Par contre, ces bus appartiennent à des particuliers, ils représentent un gros investissement et doivent donc être rentabilisés au maximum.
Donc si le bus n’est pas assez plein, attendez-vous à rouler à 20km ou à faire les détours les plus étonnant pour ramasser le plus de monde possible.
Et une fois qu’il est plein… il faut le vider au plus vite pour reprendre de nouveaux passagers. Et vous passerez subitement de 20 km/h à la vitesse maximum du bus, avec un chauffeur qui râle dès qu’il doit s’arrêter.

Le soir, pour économiser un peu, les bus font souvent des demi-lignes. vous devrez alors changer 2 ou 3 fois de bus sans trop comprendre pourquoi. Doublant ainsi votre temps de trajet.

Mais le pire advient quand deux bus privés qui exploitent la même ligne se retrouvent l’un derrière l’autre.
Le premier d’entre eux rafle tous les passagers et le second suit, impuissant, en ne récupérant presque personne.
Donc la course commence. Le bus n°2 fait tout pour passer devant son concurrent, afin d’arriver le premier à l’arrêt suivant.
Et là les risques pris peuvent être énormes, doubler sur les lignes blanches en plein virage sans visibilité, ou même déboucher alors que le chauffeur à très bien vu qu’il y avait une voiture en face. De quoi donner des sueurs froides et vous inciter à choisir votre place stratégiquement, pour être là où vous aurez le moins de chance de mourir sur le coup en cas d’accident !…

Pour conclure

Dès que vous le pouvez, achetez une voiture !
Se déplacer est un vrai problème au quotidien et l’achat d’une voiture est très compliqué avec le niveau des salaires mauriciens et limite donc vraiment le développement de l’île.
Dans ces conditions, impossible, si vous vivez dans le Sud d’aller travailler dans le Nord, par exemple.
La seule région à être vraiment développée est donc le centre, les autres ne sont sauvées (ou pas) que par une industrie touristique vieillissante.

Passage à l’heure d’été en europe


2011
03.28
Décalage horaire de deux heures

Décalage horaire de deux heures

Depuis ce week-end, l’ile Maurice et la France n’ont plus que deux heures de décalage horaire.

Donc si vous êtes à Maurice, vous pouvez espérer contacter la France à partir de 11h.

Si vous êtes en France, vous pouvez contacter les entreprises mauriciennes de 8h30 à 10h30 et de 11h30 jusqu’à 15h30.

Un bouffée d’air frais qui facilite les contacts à l’international ! Pendant les 6 prochains mois le décalage horaire ne sera pas vraiment un problème.

Hausse des prix


2011
03.21
problèmes de l'inflation à l'ile Maurice

problèmes de l'inflation à l'ile Maurice

Comme partout dans le monde, les prix des matières premières explose à Maurice.
Mais c’est dans ces cas là qu’on se rappelle qu’on est dans le tiers monde.

Les prix des aliments de base comme le riz ont augmenté jusqu’à 50%  depuis deux ans.

Le prix de l’essence est actuellement à rps 51.30 et un ticket de bus coûte le même prix qu’un ticket de métro à Paris.

Et ce n’est pas les initiatives du gouvernement qui annulent les augmentations annuelles qui vont aider les Mauriciens à vivre.

Vous l’avez compris, l’inflation est ici beaucoup plus importante qu’en Europe et nous n’avons que nos porte-monnaies pour nous en rendre compte, car aucun chiffre officiel n’est crédible.

Si vous venez à Maurice maintenant, prévoyez donc que votre niveau de vie va diminuer d’au moins 15% par an si vous n’avez pas d’augmentation.

Je suis effaré par la hausse des prix ici, je ne pouvais pas comprendre les conséquences que ça avait sur la vie de tous les jours. Il faut le vivre pour le comprendre.